Sèvres, une passion Rothschild

L’Exposition, « Sèvres, une passion Rothschild. De la Villa Ephrussi à Paris » est à la Galerie des Gobelins 42 avenue des Gobelins, 75013 Paris et ce, jusqu’au au 26 juillet 2026
Elle met en lumière la passion de la famille Rothschild pour la porcelaine de Sèvres du XVIIIᵉ siècle, à travers des œuvres exceptionnelles, des archives inédites et des reconstitutions d’intérieurs. Elle évoque aussi l’histoire européenne de la famille et les spoliations subies.
C’est immanquablement une immersion rare dans les collections Rothschild autour du « vieux Sèvres ».
À travers un ensemble remarquable de porcelaines, elle met en lumière la relation privilégiée que les Rothschild ont entretenue avec les arts décoratifs français.
Famille emblématique de l’histoire européenne, les Rothschild ont bâti, dès le XIXᵉ siècle, des collections d’une extraordinaire richesse, nourries d’un goût sûr, d’un profond respect du savoir-faire artisanal et d’un grand attachement à l’art de vivre à la française.
À la villa de Beatrice Ephrussi née Rothschild, sur les hauteurs de Saint-Jean-Cap-Ferrat, comme dans les hôtels particuliers parisiens, la porcelaine de Sèvres occupait une place de choix, symbole de prestige, de modernité et de continuité historique.
L’exposition rappelle également l’évolution de la manufacture elle‑même. Fondée à Vincennes, puis développée sous l’impulsion de Louis XV et le soutien décisif de Madame de Pompadour, elle s’imposa rapidement comme un fleuron des arts du feu. Transférée ensuite à Sèvres elle n’a cessé depuis d’expérimenter formes, couleurs et techniques, tout en perpétuant une tradition d’excellence.
Outre un regard sensible, et largement documenté, sur la passion de la famille Rothschild pour la manufacture de Sèvres, les commissaires de l’exposition, à savoir :
- Oriane Beaufils – Directrice des collections de la villa Ephrussi à Saint Jean Cap Ferrat
- Viviane Mesqui, conservatrice au Musée National de céramiques de Sèvres
Ont également tenu à faire état du destin tragique des collections pendant la seconde guerre mondiale au regard des persécutions antisémites perpétrées par l’Allemagne nazie qui mena une entreprise de spoliation massive.
A cet égard, l’on a pu apprendre que les recherches, menées à l’occasion de l’exposition, ont révélé que certaines œuvres préemptées par les musées nationaux, durant le régime de Vichy, n’avaient pas encore été restituées à la famille Rothschild…
J’ai éprouvé un grand intérêt à parcourir cette exposition et vous encourage vivement à vous y rendre…