ACTUALITES SOCIALES
◾️ Cumul emploi retraite :
Poursuivre son activité professionnelle après la liquidation de sa retraite est un choix privilégié par de nombreuses personnes, qu’il s’agisse de libéraux (TNS) ou de salariés.
Cependant, les règles du jeu évoluent de manière majeure :
- En 2026 : Le cumul emploi-retraite reste particulièrement avantageux et créateur de droits (points au régime de base et au régime complémentaire)
- Au 1er janvier 2027 : Un durcissement inédit entrera en vigueur pour les nouveaux retraités, restreignant fortement le cumul avant 67 ans et soumettant les revenus, au-delà d’un plafond, à un rabotage des pensions.
D’où l’importance, pour ceux qui sont proches de l’âge de la retraite, de ne point laisser passer le cap du 31 décembre 2026 sans avoir analysé leur situation… surtout s’ils envisagent de faire du « cumul emploi-retraite »
◾️ Seconde pension de retraite de base, après un cumul emploi retraite :
Pour bénéficier d’une seconde pension, il faut être en «cumul total». Cela signifie que l’assuré a droit à une retraite à taux plein et qu’il a liquidé toutes ses pensions pour les régimes de base et complémentaire (et à condition de respecter un délai d’attente de 6 mois en cas de reprise d’activité chez le dernier employeur).
La « seconde» pension est calculée en tenant compte du « salaire mensuel moyen correspondant aux cotisations permettant la validation d’au moins un trimestre (soit 150 heures de Smic) et versées entre la date à laquelle l’assuré remplit les conditions du cumul et la date d’entrée en jouissance de la nouvelle pension.
Par ailleurs, le montant de la nouvelle pension ne peut pas dépasser 5 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 2 355 euros par an ou 196,25 euros par mois en 2025.
Pour effectuer leur demande, l’Assurance retraite met à la disposition des personnes concernées un service en ligne dédié, intitulé « demander ma retraite après un cumul emploi-retraite ».
Une fois connecté sur l’espace personnel du site lassuranceretraite.fr, il faut sélectionner le service « demander ma retraite après un cumul emploi-retraite » pour compléter le formulaire personnalisé et prérempli, joindre les documents justificatifs demandés, vérifier le récapitulatif puis valider la demande
◾️ Différend avec la CNAV :
En cas de différend persistant et documenté avec la CNAV, il convient de saisir la CRA (Commission de Recours Amiable). Si, dans les deux mois suivant l’accusé réception de votre recours vous n’avez pas obtenu de réponse, vous devez considérer qu’il s’agit là d’un rejet implicite. Si vous persistez dans votre souhait de faire valoir votre avis, il vous faut alors former un recours contentieux et saisir, dans les deux mois, le Pôle Social du Tribunal Judiciaire.
◾️ Prime transport ou prime carburant
L’article L 3261-3 du code du travail permet la prise en charge par l’employeur de tout ou partie des frais de carburant engagés pour leurs déplacements entre leur résidence habituelle et leur lieu de travail par les salariés situé dans une commune non desservie par un service public de transport collectif régulier ou un service privé mis en place par l’employeur, ou dont les horaires de travail ne leur permettent pas d’utiliser un mode collectif de transport.
En l’état les sommes en cause versées par l’employeur sont exonérées de cotisations sociales et de CSG-CRDS dans la limite de 300€ (limite globale de 600€ avec le forfait mobilités durables). Le forfait mobilités durables (FMD) permet à l’employeur de prendre en charge le coût de certains moyens de transport « propres » : vélo, covoiturrage.
Toutefois, face à la hausse du prix du carburant le Gouvernement vient de décider de faire évoluer, pour le seul exercice 2026, le régime social de la prime transport (ou carburant), laquelle sera portée de 300€ à 600€ par an et par salarié.