ACTUALITES SOCIALES
🔳Plafond annuel de la Sécurité sociale pour 2025 :
À compter du 1er janvier 2025 le plafond annuel de la Sécurité sociale sera fixé à 47 100 €. Le plafond mensuel s’élèvera à 3 925 €.
Ce plafond correspond au montant maximum des rémunérations ou gains à prendre en compte pour le calcul de certaines de vos cotisations. Il sert également de référence pour la définition de l’assiette de certaines contributions et le calcul des droits sociaux.
🔳 Prévoyance collective obligatoire :
L’employeur doit veiller au respect des exigences conventionnelles
Ainsi, une aide-soignante employée par une clinique est placée en arrêt de travail.
L’organisme de prĂ©voyance notifie, Ă la salariĂ©e, l’arrĂŞt du versement des prestations complĂ©mentaires, suivant les conclusions du mĂ©decin expert, mandatĂ© par lui, l’ayant dĂ©clarĂ©e apte au travail.
La salariĂ©e assigne l’organisme de prĂ©voyance et son employeur afin d’obtenir la reprise du versement des indemnitĂ©s journalières complĂ©mentaires.
Condamné, l’employeur se pourvoit en cassation pour contester la mise hors de cause de l’organisme de prévoyance.
La cour d’appel constate alors que le contrat de prĂ©voyance, conclu par l’employeur, permettait Ă l’organisme de prĂ©voyance de suspendre le versement des prestations complĂ©mentaires, en dehors du cadre prĂ©vu par l’article 84-1 de la convention collective de l’hospitalisation privĂ©e du 18 avril 2002 qui prĂ©voyait uniquement l’organisation d’une contre-visite mĂ©dicale patronale.
Elle a retenu que l’interprĂ©tation des dispositions conventionnelles ne prĂŞtait pas Ă discussion et que la faute de l’employeur qui avait conclu un contrat collectif de prĂ©voyance ne garantissant pas aux salariĂ©s le versement des garanties complĂ©mentaires conformĂ©ment aux conditions prĂ©vues par la convention collective, constituait un manquement Ă ses obligations contractuelles et conventionnelles.
Dans son pourvoi, l’employeur fait valoir que les articles 84 et 84-1 de la convention collective qui instituent un rĂ©gime de prĂ©voyance collective obligatoire couvrant les risques incapacitĂ©-invaliditĂ© et dĂ©cès applicable Ă tous les salariĂ©s non cadres et cadres, sans condition d’anciennetĂ©, prĂ©voient seulement que l’employeur a l’obligation de souscrire une assurance de groupe couvrant ces risques et ne mettent pas Ă sa charge le paiement des prestations dĂ©finies par la convention collective lesquelles sont dues par le seul organisme de prĂ©voyance.
La Cour de cassation rejette le pourvoi de l’employeur estimant que « La cour d’appel a dĂ©duit, Ă bon droit, que l’obligation de l’employeur ne se heurtait Ă aucune contestation sĂ©rieuse ».
Cet arrêt de cassation implique de, toujours, veiller au strict respect de la convention collective et s’assurer que le contrat validé par l’entreprise n’y déroge.
🔳 Retraite supplémentaire :
Un arrĂŞtĂ© du 18 novembre 2024, institue la table de mortalitĂ© unique, sur laquelle devront se baser les assureurs pour calculer les rentes liquidĂ©es dans le cadre de contrats d’assurance collectifs portant sur des engagements de retraite supplĂ©mentaire.
Depuis le 24 octobre 2024 et Ă partir du 1er janvier 2025 pour les contrats renouvelĂ©s annuellement par tacite reconduction, les rentes liquidĂ©es dans le cadre de contrats d’assurance collectifs portant sur des engagements de retraite supplĂ©mentaire, doivent ĂŞtre calculĂ©es sur la base d’une table de mortalitĂ© identique pour les hommes et les femmes.
L’espĂ©rance de vie plus faible des hommes conduit Ă ce que les hommes bĂ©nĂ©ficient, pour un montant de capitaux constitutifs Ă©quivalent, de montants de rente viagère plus avantageux que ceux des femmes.
La loi Industrie verte a mis fin Ă cette distinction le 24 octobre 2024 : l’utilisation d’une table de mortalitĂ© unique est prĂ©conisĂ©e pour les contrats conclus et les adhĂ©sions Ă des contrats d’assurance de groupe effectives après cette date, et ceux reconduits tacitement après, soit pour les renouvellements effectifs au 1er janvier 2025. Le calcul des primes et des prestations au titre de ces contrats sera basĂ© sur la table de mortalitĂ© des femmes.
« Toute la question consistait alors Ă savoir si les assureurs devaient, Ă cette date, appliquer Ă toutes les liquidations la table de mortalitĂ© des femmes (ce qui aurait automatiquement entrainĂ© un gain technique en cas d’application aux hommes), ou bien celle des hommes (ce qui aurait automatiquement entrainĂ© des pertes techniques en cas d’application aux femmes).
Cette question est en partie résolue par la parution de cet arrêté, qui entre en vigueur le 23 novembre 2024 : il crée une table de mortalité unique, (établie par une moyenne pondérée des tables genrées), reflétant l’espérance de vie sans distinction selon le genre.
Comme prĂ©vu par l’arrĂŞtĂ©, cette table correspond Ă la moyenne pondĂ©rĂ©e des tables homologuĂ©es Ă la date d’entrĂ©e en vigueur de l’arrĂŞtĂ©, avec une pondĂ©ration de 0,4 pour la table Ă©tablie pour le sexe fĂ©minin et 0,6 pour la table Ă©tablie pour le sexe masculin.
🔳 Taxe sur les salaires :
La taxe sur les salaires est due :
- Par les employeurs employant des salariés,
- Qui sont domiciliés ou établis en France, quel que soit le lieu du domicile du salarié ou de son activité,
- Qui ne sont pas assujettis Ă la TVA ou qui ne l’ont pas Ă©tĂ© sur au moins 90 % de leur chiffre d’affaires au titre de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dant celle du paiement des
rémunérations.
Elle concerne notamment les employeurs suivants :
- Certaines professions libérales,
- Établissements publics autres que les groupements de communes,
- Établissements bancaires et financiers, d’assurances, certains courtiers d’assurances, agents de change, etc.,
- Organismes administratifs ou sociaux (associations, organismes sans but lucratif, etc.),
- SociĂ©tĂ©s exerçant une activitĂ© civile (sociĂ©tĂ©s d’investissements, sociĂ©tĂ©s
immobilières) sauf les sociĂ©tĂ©s de construction d’immeubles ou de nĂ©goce de biens,
- Propriétaires fonciers,
- Organismes coopératifs, mutualistes et professionnels agricoles.
Les employeurs suivants sont exonérés de la taxe sur les salaires :
- Employeurs dont le chiffre d’affaires de l’annĂ©e civile prĂ©cĂ©dant le versement
des rémunérations ne dépasse pas les limites de la franchise en base de TVA.
- État et collectivités publiques,
- Particuliers employeurs d’un salariĂ© Ă domicile ou d’un assistant maternel. Il doit s’agir d’une personne Ă temps plein ou de plusieurs personnes Ă temps partiel reprĂ©sentant un Ă©quivalent Ă temps plein. Le particulier employeur d’un salariĂ© Ă domicile Ă temps partiel n’est donc pas exonĂ©rĂ© de la taxe,
- Certains employeurs agricoles (exploitations de culture et d’Ă©levage, exploitations de dressage et d’entraĂ®nement, etc.),
- Établissements d’enseignement supĂ©rieur dĂ©livrant un diplĂ´me d’État Bac +5
(universités, école de commerce, grandes écoles, etc.),
- Certains Ă©tablissements publics,
- Établissements publics de coopération culturelle (EPCC),
- Établissements publics de coopération environnementale (EPCE).
🔳 Négociation Annuelle Obligatoire (NAO) :
La Négociation Annuelle Obligatoire (NAO) n’est pas obligatoire pour les entreprises dont l’effectif est inférieur à 50 salariés.
🔳 Assurance Chômage :
Les partenaires sociaux se sont mis d’accord sur les futures règles de l’assurance chômage qui doivent entrer en vigueur à partir du 1/1/2025.
Toutefois certaines ´nécessitant une extension législative, leur mise en place sera décalée.
Les indemnités se feront sur 30 jours soit non plus 363 mais 360 jours par an.
L’aide aux chômeurs qui créent ou reprennent une entreprise a été rabotée.
Les indemnités des travailleurs frontaliers vont être revues à la baisse.
Les contrôles de France travail seront renforcés.
Pour s’inscrire, pour la première fois à France travail il faudra avoir travaillé 5 mois et plus 6 durant les deux dernières années.
Le coût patronal passera de 4,05% à 4%.
La réforme des retraites de 2023 a reculé à 64 ans l’âge de départ à la retraite.
Les bénéficiaires actuels d’allocations chômage, âgés de moins de 53 ans, peuvent percevoir leurs allocations durant un maximum de 18 mois.
Entre 53 et 54 ans la durée d’indemnisation est de 22,50 mois.
Ceux qui ont plus de 55 ans ont droit Ă 27 mois.
À compter du1/1/2025 les bornes d’âge seront décalées de deux ans.
Pour les seniors il est créé un « contrat de valorisation de l’expérience» qui peut être proposé aux chômeurs de plus de 60 ans. En cas d’embauche l’employé doit communiquer le moment auquel il pourra partir à la retraite au taux plein. À cette date l’entreprise sera autorisée à le licencier.
Sous réserve que l’employeur soit d’accord le salarié âgé de 60 ans peut bénéficier de la retraite progressive,
🔳 Partenaires sociaux
Les partenaires sociaux sont les représentants des syndicats de salariés et des organisations patronales.
Ils participent au dialogue social, négocient les conditions de travail, et gèrent certains organismes paritaires comme l’assurance chômage et les retraites complémentaires
A noter que le nombre de mandats successifs est limité à trois, excepté :
- Pour les entreprises de moins de 50 salariés,
- Pour les entreprises dont l’effectif est compris entre 50 et 300 salariés, si le protocole d’accord préélectoral en stipule autrement.